Passage de frontiere entre l'Armenie et la Georgie

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Armenie - Erevan
de Anne, le 09-09-2006

Passage de frontiere entre l'Armenie et la Georgie

Hello,

Il faut bien rentrer a Tbilisi pour reprendre l'avion pour Paris et nous allons a la gare munis de nos billets achetes deux jours plus tot a la gare d'Erevan (environ 12000 dram/pers). Nous avons bien ri lors de l'achat de ces billets puisque nous sommes arrives au guichet avec notre papier tout pret sur lequel nous avions consciencieusement ecrit en russe et en anglais que nous voulions un billet pour Tbilisi. En fait, la jeune femme au guichet parlait plutot pas mal anglais et nous a prepare les billets rapidement, pour la classe "souper loux". Elle nous disait qu'elle nous reservait des places dans le meme compartiment "yes yes together eleven - twenty", comme je m'inquietais, elle a finalement montre les billets et j'ai compris qu'il y avait une petite confusion entre le twenty et le twelve :-)))

Bref, le jour du depart, nous avons le temps de nous assoir sur un banc sur le quai et nous engageons la conversation avec notre voisin, un canadien qui fait un voyage de 6 ou 7 mois. Il nous raconte qu'il est reste peu de temps en Armenie et qu'en fait il ne garde pas un super souvenir du pays a cause du passage de la frontiere par train. Il nous fait part de ses mesaventures. En arrivant en Armenie, il est donc comme nous descendu du train pour acheter son visa. Et le train est reparti sans lui au milieu de la nuit. Un des officiers de la douane lui a propose de le conduire a Erevan en voiture pour 50 USD..... No comment! Ceci nous conforte bien dans l'opinion que nous avons de la douane armenienne.

Ensuite, nous nous installons dans notre compartiment en retrouvant meme la controleuse qui nous reconnait. Elle fait des grands sourires et c'est bien agreable. Nous louons les draps (1500 dram pour 2). Le train part un peu en avance. Le temps est clair et nous avons tout le loisir d'admirer le Mont Ararat. En plus, la pleine lune nous permet ensuite de ne pas perdre une miette du paysage que nous traversons. Vers 5 heures du matin, nous arrivons a la frontiere armenienne et consciencieusement, les douaniers font descendre tous les etrangers (pas les georgiens cependant) du train. Nos passeports encore une fois disparaissent et nous nous retrouvons a attendre a nouveau devant la guitoune de l'aller. Finalement, nous rentrons tous. Et la silencieusement, nous voyons les douaniers qui trifouillent les papiers, scrutent les pages de passeport et la, ca commence a m'enerver. La photo de mon passeport se decolle un peu et le douanier ne trouve rien de mieux que de chercher a decoller encore plus la photo. Comme si ca ne suffisait pas. L'autre douanier regarde le registre papier des visas, tente de retrouver nos enregistrements de visa, son troisieme collegue fume et lui pose des questions sur son telephone portable....

Les douaniers nous font poireauter sans rien nous dire. Toutes les 5 minutes, je regarde ostensiblement par la fenetre pour etre sure que le train est encore la. Je ne comprends pas pourquoi ils regardent autant les passeports comme s'ils voulaient nous retenir en Armenie.

Au bout d'un moment, le chef m'appelle et me dit quelque chose en Armenien ce a quoi je reponds que je comprends pas (ben vi, il n'y a pas que la diaspora qui visite le pays). Je reponds que je don't understand. Ensuite, il me demande si je parle francais. A ma reponse affirmative, il me dit en francais que ma photo qui se decolle peut etre un probleme pour eux. Evidemment, dans ma tete, je pense tres fort que je m'en moque, que j'ai qu'une envie, c'est de recuperer mon passeport et de quitter au plus vite un pays aussi peu accueillant et que vu le nombre de tampons sur mon passeport, il n'y vraiment qu'eux que ca gene !!! Il parait que j'ai repondu tres calmement et en souriant que c'etait bien moi sur la photo (d'apres Nikas). Le douanier regarde encore un peu, tend mon passeport a son collegue qui retrouve mon visa dans son cahier, y met un coup de tampon. Il met aussi un coup de tampon illisible dans mon passeport. J'aurais pu lui dire que, pour moi aussi, son tampon illisible (sans date visible) pouvait etre un probleme !

Nikas recupere ensuite assez rapidement et nous remontons dans notre wagon, pas mecontents de quitter l'Armenie, pleine de gens sympas mais avec des douaniers qui donnent une image d'accueil a la hauteur de nos esperances !

Le passage de la douane georgienne a ete assez long, mais cordiale. La fouille de nos sacs a ete rapide et professionnelle (non, non, nous n'avons ni cigarette, ni alcool, monsieur!). Et quelques heures plus tard, nous arrivons a Tbilisi, heureux de retrouver la ville, Giuli, la bonne chere georgienne !

Belle journee aussi pour ma chere kuzynka Brigitte a Paris et mon amie Ela a Varsovie qui epousent leur prince charmant.

A tres bientot


PS du 18 septembre : j'ai appris que mon passeport pouvait etre refait mais que c'etait au bon vouloir du chef d'antenne (dans ma mairie) de me faire payer a nouveau les 60 euro pour un passeport initialement mal fait. Gloups!!!

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