Visa or not visa ?

Récits de voyage > journal de voyage
Georgie - Tbilisi
de nikas, le 03-09-2006

Visa or not visa ?

Ca y est, aujourd hui, nous partons pour Erevan en Armenie, a quelques 350 kms de Tbilisi.

Lever au petit matin, le temps de prendre une bonne douche froide chez notre bien aimee Guili, d engouffrer toutes ces bonnes choses qu elle se plait a nous preparer (je ne vous recommanderai jamais assez sa soupe au yaourt avec ce bouquet d annette, de menthe poivre, de concombres finement haches et de fromage georgien !), et de lui faire nos adieux (temporaires, car nous revenons dans 4 jours).

Nous devons nous rendre a la gare "Kinigza" (gza le chemin, kini, l acier).

Nous rencontrons sur le chemin, notre chauffeur Gricha, qui nous a reconnu, qui nous salut vivement, et qui s empresse de sortir de son vehicule pour nous ouvrir les portieres de son carosse ! Pas le temps de dire non, mais nous l aimons bien, et nous avons besoin d un taxi. Alors nous embarquons.

Gricha nous depose devant la gare, demande a l un des fonctionnaires de la gare a quelle heure part le train pour l Armenie "dans moins d une heure !". Nous nous ejectons de la voiture et courons acheter nos billets.

En realite, le train part a 15H30, nous avons donc de la marge...Nous reservons une premiere classe "super lux" selon notre vendeuse.

Fait notable, nos noms sont notes en russe sur nos billet. Le mien semble bien orthographie (bien sur je dois comme d habitude expliquer que je suis francais d origine georgienne et promettre de venir vivre ici plus tard. Si les gens sont charmants avec moi, ils le sont tout autant avec Anne). Par contre TOURNIER en Russe cela donne manifestement TERNE !

En possession de son billet, Anne est transformee (et oui, malgre son temperamment de grande voyageuse, elle stresse comme une malade avant chaque depart!) : soulagee, elle accepte que nous remontions sur Roustaveli Avenue pour alimenter notre present blog.

Alors, nous inaugurons le metro de Tbilisi.

En guise de ticket, il nous est remis 1 jeton en plastique rouge. La descente par l escalator est vertigineuse. Le metro est tres profond, et avantage non negligeable, l air est tres frais voir glacial compare aux chaleurs etouffantes de Tbilisi.

Nous arrivons a lire en georgien les panneaux de signalisation. Pas de mauvaise surprise nous nous orientons correctement.

Le confort est sommaire, nous n avons pas de place assise. Une dame assise propose a Anne de lui prendre ses bagages sur les genoux...A cote de moi, un jeune homme tenant dans les mains un rapace ! Il lui a enroule un sac sur les yeux certainement pour simuler la nuit et amener la bete a dormir : tant mieux ! Au passage, j ai oublie de vous dire que nous avons vu quelques rapaces en Tushetie, des aigles selon les locaux.

A l internet cafe, Anne consulte ses messages, et notamment le forum de discussion du lonely planet ou les voyageurs en herbe echangent tout un tas d informations pratiques. Anne avait pris soin avant de partir en Georgie de posser la question de l achat du visa pour l Armenie. Devions nous l acheter a l ambassade d Armenie en Georgie, ou etait ce possible de l acheter a la frontiere armenienne. Reponse presque unanime de beaucoup de monde : l achat a la frontiere se fait sans probleme, a l arret du train.

Pourtant ce matin, alors qe nous venons de prendre les billets, Anne lit un message totalement contraire, d une fille qui assure qu il est totalement impossible d acheter le visa a la frontiere...

Gros coup de stress d Anne, qui ne sait plus sur quel pied danser...

Nous filons donc a la gare histoire de confirmer ou d infirmer tout cela, et le cas echeant de faire annuler nos billets. A la gare, personne n est capable de nous dire si nous pouvons acheter les visas a la frontiere ! C est quand meme halucinant de constater que les professionnels du voyage ne sont pas fichus de vous donner une telle information.

Cependant, si les georgiens ne sont pas tres bien organises, voir completement desorganises (certains, me reconnaitront peut etreici...), ils ne manquent jamais une occasion pour vous aider.

La guichetiere arrive a avoir un contact, dont elle me dit que peut etre il pourra m aider. Il s agit d un Monsieur qui vend des visas pour la Russie.

Ses locaux sont situes un peu en dehors de la gare, quelle galere pour les trouver (nous n avons plus qu une heure avant le depart du train...). Je fais donc appel aux policiers qui n ont jamais entendu parler semble t il de ce contact ! Puis, les chauffeurs, les vendeurs de toutes sortes (papiers toilettes, robinet, pain, vis...)se joignent a notre cause. Nous trouvons enfin notre contact, accompagnes de nos nouveaux copains georgiens...Il nous affirme que nous ne passerons pas la frontiere (enfin c est ce que nous comprennons d un melange de russe et de georgien). Seule possibilite, foncer a l ambassade d Armenie et obtenir deux visas.

Un chauffeur de taxi nous motive pour tenter l aventure, il nous prendra 10 laris pour nous accompagner a l ambassade et nous raccompagner a la gare. Adjuge vendu.

Nous voila encore assis dans une Lada en direction de l ambassade d armenie ! A l ambassade, a part un garde, il n y a personne...Normal nous sommes dimanche et il est plus de 14H tout de meme : notre chauffeur en profite cependqnt pour regretter le fait que les consuls n en fichent pas une rame, comme d habitude, alors que lui travaille et essaye meme de sauver la face a deux petits fransousc ;-)))

Tout cela commence a nous fatiguer, et bordel pour bordel, nous decidons nous aussi de vivre a la georgienne : nous prendrons le train, et nous verrons bien ce qu il adviendra a la frontiere. Nous ferons les etonnes et puis advienne que pourra ...

Nous avons encore quelques minutes pour faire quelques courses au marche entourant la gare : negociation de tomates, de concombres, de raisin et de delicieuses pommes. Tous ces legumes semblent venir de GORI, la ville natale de Staline.

Nous en profitons pour avaler deux kebabs georgiens (je ne sais pas si la viande est avariee mais depuis 3 semaines mon estomac a l air de tenir le choc, celui d Anne est arme depuis bien longtemps, elle qui se fait un devoir de manger les yaourts une fois perimes de plusieurs semaines ;-)))


retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
09/09/2006 : Passage de frontiere entre l'Armenie et la Georgie
07/09/2006 : Une journee dans la residence du Catholicos
06/09/2006 : Deja quelques jours ici
03/09/2006 : En train pour Erevan
26/08/2006 : Un merveilleux diner chez Eka
31/08/2006 : Dernier jour
02/09/2006 : et 1, et 2 et 3 zero !!!!
30/08/2006 : Tous les chemins menent a Omalo ?
29/08/2006 : Danse avec les loups...
27/08/2006 : Arrivee en Tusheti
28/08/2006 : la premiere etape est toujours difficile...
26/08/2006 : De Tbilisi a Telavi
23/08/2006 : Ou trouver une bouteille de gaz ???
25/08/2006 : Les cartes ... suite
25/08/2006 : Les Georgiens, bidouilleurs ou/et arnaqueurs ?


Autres liens :

Tags
Visa or not visa ? - Tbilisi - Georgie -