Hello !
Apres une bonne nuit reparatrice chez Giuli, et un somptueux petit dejeuner (ratchapuri, rotsi blini, fabuleuse soupe de concombre froide), nous avons encore une fois verifie nos sacs a dos et vider le superflu ("t'es sur que je ne peux pas garder le dictionnaire et mon pyjama?").
Puis Guili, en hotesse de coeur, nous a emmenes a son taxi attitre, nous avons nomme Batono Gricha (vous savez, celui qui n'aime pas les omelettes).
Celui-ci nous a conduit a la gare routiere de Tbilisi a cote de la prison (avtosadguri - ortachala), nous a aiguille vers le bon minibus (les destinations sont mentionnees sur les pare-brises) et a souhaite noter le numero de la plaque d'immatriculation. Pourquoi ?? Pour reconnaitre la plaque dans les faits divers ? :-)
Rassurant, n'est ce pas ? ;-)))
Notre chauffeur prend place, demarre, puis a la sortie de la gare routiere, s'arrete, descend du vehicule pour aller dire deux mots a une personne : miracle, sans chauffeur, le minibus avance. Les passagers sont tetanises sauf un des passagers qui le traite de "debilori" (?), avec un geste expressif de la main, qu'il fige theatralement pendant au moins 5 minutes. Le chauffeur rattrape le minibus et sans s'excuser met les gaz. Il doit faire 35 dans le vehicule, mais comme les fenetres sont ouvertes, et la vitesse supersonique, la ventilation est automatique. Quelques passageres se signent des le depart.
Nous arrivons a Telavi en 2 heures, grace a notre chauffeur qui se croyait sur un circuit de formule 1 (surtout dans les villages et les tournants sans visibilite).
Arrives a Telavi, l'objectif est de trouver la Guesthouse (adresse dans la rubrique hebergement). Nous sommes au bazar et a peine descendus du minibus, nous voila harceles par des taxis. "I m'saoulent, on'a meme pas le temps de se poser. On n'va pas refaire comme a Tbilisi", dixit Anne. Nous passons notre chemin. Nicolas se renseigne aupres d'un georgien et a peine a-t-il eu le temps d'avoir la reponse qu'Anne discute deja en francais avec un couple franco-georgien, Audrey et Guia. Ils nous proposent de nous deposer a la guesthouse (et meme de nous heberger!). Informes sur notre projet d'aller a Omalo le lendemain, ils se proposent de nous y monter demain ou apres-demain, Guia etant un berger de Tusheti. Nous acceptons, ravis de cette aide ... providentielle! Suite donc demain!!
A la guesthouse, nous sommes accueillis dans un charmant jardin ombragee d'une belle treille de vigne par Svetlana (bon anglais et super sourire).
Une fois installes, decouverte du bazar : les legumes sont tres colores et beaucoup plus murs "qu'au franprix d'en bas" !! Des legumes, quoi !
Et ce petit passage a l'internet cafe, pour vous faire une bise et vous dire au revoir... pour quelques jours, a moins que nous restions encore un peu a Telavi.
A priori, a Omalo, nous rentrons dans le vif du sujet (pas d'electricite sous la tente!)
Nous sommes un peu coupes du monde et ca fait du bien !
Anne et Nikas
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A toutes fins utiles, voici la check-list du parfait conducteur en Georgie :
- habiter une bicoque et avoir une grosse bm d'occasion garee devant
- mettre des icones (plusieurs) sur le tableau de bord et accrocher une croix au retroviseur
- s'arreter apres le feu rouge et surtout pas avant
- oublier la ceinture de securite, voire la demonter
- avoir des vitres teintees a l'arriere
- en arrivant a un carrefour ou une intersection, ne pas ralentir mais klaxonner
- etre un maitre du slalom entre les nids de poule
- plutot pour les 4X4, stationner sur la file de droite d'une voie rapide (2X3 voies), ouvrir le capot et farfouiller dans le moteur, et surtout oublier les warning et le triangle
- doubler dans une cote, avec 14 passagers, en triple file, en passant une double ligne blanche, le plus rapidement possible
- considerer les clignotants comme optionnels, de toute facon, ils sont exploses
- en etant un passager, se signer regulierement
- en doublant, klaxonner fort pour prevenir le conducteur double et celui qui arrive en face : "degagez, c*****ds, je passe"
- attacher sa plaque d'immatriculation a la grille du ventilateur, le pare-choc n'est plus sur la voiture .....
Bref, les polonais etaient soit disant les rois de la route !! Et ben non !!! Ici, ils ont leurs maitres !
Ceci dit, apres le premier semestre 2007, si notre Nicolas S national est desoeuvre, il faudrait lui trouver un petit mandat de l'ONU, ici... Il aurait un super terrain de jeu.
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